mercredi 5 septembre 2012

Une majorité possible pour le centre-gauche si ...

En utilisant les résultats préliminaires publiés sur le site du directeur général des élections, j'ai calculé qu'une entente stratégique entre les "forces de gauche" (peu importe comment on les appelle) que constituent le PQ, QS, ON leurt aurait permis d'acquérir 22 comtés de plus.

Ni François Legault, ni Raymond Bachand, ni Jacques Duchesneau n'auraient été élus. Même Hull aurait pu être gagné. Jean-Martin Aussant aurait pu être élu.

Au lieu de diviser le vote "à gauche du centre", est-ce qu'il n'est pas temps que ces partis se dotent d'une vraie stratégie qui permette aux idées qu'ils ont en commun d'être mises en oeuvre par un gouvernement majoritaire?

Ce tableau ne présente que les circonscriptions où des gains théoriques auraient pu être faits par les partis "de gauche".

Circonscriptions
Nb voix élu
Parti élu
Voix gauche
Groulx 16 711 CAQ 17 735
Hull 13 179 PLQ 13 646
Jean-Lesage 9 965 PLQ 13 200
Jean-Talon 13 534 PLQ 13 724
L'Assomption 17 266 CAQ 18 330
La Prairie 11 114 CAQ 12 707
Laporte 12 827 PLQ 13 345
Laurier-Dorion 10 987 PLQ 17 265
Maskinongé 11 676 PLQ 13 011
Mégantic 9 946 PLQ 10 851
Mille-Îles 11 908 PLQ 11 998
Montarville 16 083 CAQ 17 062
Nicolet-Bécancour 9 745 CAQ 13 513
Orford 11 448 PLQ 11 603
Outremont 10 949 PLQ 11 321
Papineau 12 996 PLQ 15 356
Richmond 15 962 PLQ 18 361
Saint-Henri-Sainte-Anne 13 893 PLQ 16 498
Saint-Jérôme 16 179 CAQ 18 717
Soulanges 12 795 PLQ 13 099
Trois-Rivières 11 248 PLQ 12 992
Verdun 11 877 PLQ 14 327

vendredi 4 mai 2012

Le manque à gagner des universités (graphique)







Les droits de scolarité effectivement payés par les étudiants, en dollars courants (ligne bleue), ainsi que la "juste part", soit les droits de scolarité de 1968 indexés selon l'IPC (ligne rouge), se rapportent à l'échelle de gauche.

Le manque à gagner des universités, soit la différence entre la "juste part" et les droits effectivement payés, multipliée par le nombre d'étudiants équivalent temps plein (ligne verte pointillée) et le manque à gagner des universités additionnée de l'intérêt légal de 5% (ligne verte pleine) se rapportent à l'échelle de droite.

lundi 16 avril 2012

Le manque à gagner des universités ou la juste part

Plusieurs justifient la hausse des droits de scolarité en invoquant le concept de "juste part", c'est-à-dire les frais de scolarité de 1968 (547$) indexés selon l'indice des prix à la consommation. Ainsi, la juste part d'un étudiant de 2011 serait de 3 489$.

On peut remettre en question cette idée de "juste part" ainsi que sa définition, mais pour les fins de ce billet dison qu'on l'accepte ... afin de mieux s'en servir.

Les droits de scolarité ayant été gelés pendant longtemps, et le gouvernement n'ayant pas compensé le gel par une augmentation de ses contributions aux universités, celles-ci souffrent d'un manque à gagner. Ce manque à gagner des universités se calcule en faisant la différence entre la "juste part" et les droits de scolarité effectivement payés, multiplié par le nombre d'étudiants (équivalence temps plein).


Par exemple, en 1994 les droits de scolarité effectivement payés étaient de 1 668 $ alors que la "juste part" aurait dû être de 2 494 $ (547 $ de 1968, indexé selon l'IPC). La différence, 826 $, multipliée par le nombre d'étudiants (ETP), 166 799, donne un manque à gagner de 137,7 millions de dollars. Pour cette seule année. Au taux légal de 5%  (toute dette qui n'est pas payé produit des intérêts), cette dette de 1994 représente aujourd'hui un manque à gagner de 315,6 millions.


Grâce à ce document de la CREPUQ, on connaît pour chaque année depuis 1968 les droits de scolarité que payaient les étudiants à temps plein (p. 67). On connaît aussi le nombre d'étudiants (ETP) de 1989 à 2004 (p. 55) et une demande au service de recherche de la CREPUQ m'a permis d'obtenir les nombres d'étudiants (ETP) de 1982 à 1989 et de 2004 à 2010. Pour ce qui est du nombre d'étudiants entre 1968 et 1989, je me suis permis de faire une régression sur la base des taux moyens annuels d'augmentation des étudiants.

On peut donc maintenant calculer combien les universités ont été affectées par les différents gels des droits de scolarité. Pour chaque année, la formule est la suivante:

(DSI-DSP) x EETP x 1,05 ^(2012-année)

DSI: droits de scolarité indexés, selon la théorie de la juste part
DSP: droits de scolarité payés
EETP: étudiants équivalent temps plein
1,05: 5% le taux d'intérêt légal
(2012-année): calcul de l'intérêt depuis que le manque à gagner a été créé

Ensuite on additionne toutes les années de 1968 à 2010 et ça nous donne le fabuleux montant de
16 milliards de dollars
qui manquent dans les universités.

On peut s'amuser à faire des évaluation individuelles de la "juste part" qui n'a pas été payée par ceux qui sont déjà diplômés. J'ai fréquenté l'université de 1988 à 1993. Pendant cette période, j'ai payé 6 369 $ de droits de scolarité et j'aurais dû payer 11 801 $. J'ai bénéficié d'une réduction de 5 432 $ par rapport à ce qu'aurait dû être ma juste part. Si on y additionne les intérêts de 5% jusqu'en 2012, ça représente 16 928 $ que je devrais verser à mon université pour compenser le fait que je n'ai pas payé ma "juste part",

Un étudiant diplômé en 1981 (au hasard, par exemple, Jean Charest) et qui aurait passé 3 ans à l'université deveait 13 300 $. D'autres exemples (tirés du blogue de Simon Crépeault):

- François Legault, 1981-1984, devrait 12 063,30 $
- Pauline Marois, 1973-1976, devrait 3 733,38 $
- Gérard Deltell, 1989-1992, devrait 10 796,30 $
- Mario Dumont, 1990-1993, devrait 8 568,82 $

Contrairement au calcul du manque à gagner total des universités, le manque à gagner individuel ne constitue pas une approximation.

Le gouvernement aurait pu décider de combler le manque à gagner des universités en augmentant le financement public. En ne le faisant pas, il a dans les faits diminué les revenus des universités. Ce qui finit par nuire aux étudiants: moins de professeurs, moins de matériel dans les laboratoires, dérives immobilières, etc.

La hausse proposée des droits de scolarité apporterait aux universités près de 1 milliard de dollars. Mais les universités ont été flouées de 16 milliards de dollars depuis 44 ans. Si les étudiants d'aujourd'hui doivent faire leur "juste part" qu'en est-il des étudiants d'hier?

mardi 10 avril 2012

Politique officielle: c'est à la mère de s'occuper des enfants

Le gouvernement du Québec embrasse officiellement une politique d'égalité entre les hommes et les femmes. Il y a un Secrétariat à la condition féminine dont la mission «consiste à soutenir le développement et la cohérence des actions gouvernementales pour l’égalité entre les femmes et les hommes». Le 1er janvier 2006, le Québec a introduit le Régime québécois d'Assurance parentale, dont l'un des objectifs est d'encourager les pères à passer plus de temps auprès de leurs enfants pendant leurs premiers mois de vie. En faisant la promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes, on dit clairement que les enfants sont l'affaire des deux parents.

Il semble que la Régie de l'assurance-maladie du Québec ait perdu de vue ces objectifs. Récemment, la RAMQ nous faisait parvenir la carte d'assurance-maladie de notre fils en adressant ce courrier à ma femme. J'écrivais à la Régie:
Madame, Monsieur,

Nous venons de recevoir une lettre concernant notre fils Ysandre Théodore Gouin. Cette lettre est adressée au nom de ma femme.

Ysandre a 2 parents, qui sont mariés, qui vivent à la même adresse, qui exercent tous deux l'autorité parentale, qui ont tous deux la garde des enfants, et aucun de nous n'a été déclaré incapable ni n'a été mis sous tutelle ou curatelle.

Je ne comprends pas votre politique d'envoyer le courrier concernant les enfants uniquement à la mère.

Merci de m'aider à comprendre.

Meilleures salutations,
La réponse de la RAMQ est éclairante à plusieurs aspects:
Monsieur  Gouin ,

En réponse à votre courriel, voici quelques informations concernant votre interrogation.

Lorsque la RAMQ a instauré son système de fichiers (1970), il a été décidé de relier la fiche des enfants mineurs au dossier de la mère automatiquement.  De plus, notre système informatisé nous permet d'inscrire une seule personne comme responsable du dossier d'un enfant.

Si vous voulez que ce soit votre nom qui apparaisse en tant que responsable de l'enfant, vous pouvez nous téléphoner pour effectuer le changement.

Nous vous remercions de votre collaboration et vous prions d’agréer nos sincères salutations.
Il y a tout d'abord le bon vieil argument technique: c'est la faute de l'ordinateur et on n'y peut rien. Ça date de 1970, ça fonctionne, pourquoi changer?

On fait ensuite comme si on n'avait pas compris la situation: «Si vous voulez que ce soit votre nom ...» Je ne veux pas remplacer un nom par un autre: notre enfant a 2 parents, ça ne devrait pas être compliqué d'envoyer sa carte d'assurance-maladie aux 2 parents.

Je me suis aussi adressé au Conseil du statut de la femme, en ajoutant ce qui suit au courriel que j'avais adressé à la RAMQ:
[...]
Je considère que la politique de la RAMQ qui consiste à adresser le courrier concernant les enfants uniquement à la mère est une politique discriminatoire qui a pour effet d'écarter les pères de la gestion des affaires qui concernent leurs enfants.
Notre société dit souhaiter que les pères soient plus présents auprès de leurs enfants, que les pères soient plus nombreux à profiter des congés liés à la naissance ou l'adoption. Dans ce contexte, il est paradoxal qu'un organisme gouvernemental ait comme politique de ne s'adresser qu'aux mères.
Merci des interventions que vous pourrez faire auprès de la RAMQ pour que cette politique soit modifiée.
La réponse du Conseil est, elle aussi, très étonnante:
Nous accusons réception de votre courriel relatif à une politique de la RAMQ consistant à adresser la correspondance au sujet d'un enfant, au nom de la mère uniquement et non des deux parents.

Selon notre connaissance de la situation, la RAMQ et tous les autres organismes gouvernementaux qui ont à correspondre avec un parent au sujet d’enfants mineurs ou à émettre des chèques, le font auprès d’un seul parent et il s’agit d’emblée de la mère et ce, suivant les renseignements communiqués par le Directeur de l’État civil. En effet, lors de la naissance d’un enfant, nous remplissons généralement un formulaire pour accéder aux programmes et services gouvernementaux pertinent pour notre enfant. Celui-ci permet, entre autres, de donner notre consentement afin que le Directeur de l'état civil communique à la Régie de l’assurance maladie du Québec, à la Régie des rentes du Québec, au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, à l’Agence du revenu du Canada et à Service Canada les renseignements qui nous permettront de bénéficier desdits programmes et services. Ces organismes communiquent avec la mère. On comprend qu’ils ne pourraient pas, par exemple, émettre un chèque à l’attention de deux personnes. Un paiement est versé à une seule personne par famille. Dans le cas de la Régie des rentes par exemple, les conjoints peuvent cependant demander un changement de bénéficiaire à l'intérieur d'une même famille pour le paiement du Soutien aux enfants.

Nous espérons ces informations utiles.
«Selon notre connaissance de la situation ...» Je me serais attendu à ce que quelques vérifications soient faites avant de prétendre avoir une connaissance innée des politiques de la RAMQ.

«...émettre des chèques...» Nulle part dans mes courriels, je n'aborde la question des paiements. Problème de lecture?

«Nous espérons ces informations utiles» Pas du tout! Ce que je soulignais en réponse:
Bonjour Madame,
Je vous remercie de votre réponse.
Il me semble par contre que vous passez outre un élément important : mon courriel n'abordait pas du tout la question des chèques. Comme vous le soulignez, il est normal qu'un chèque soit libellé à un seul destinataire.
Mais pour tout le reste du courrier administratif, il me parait important, ne serait-ce que comme symbole, qu'il soit adressé aux deux parents de l'enfant. En communiquant uniquement avec la mère, les organismes gouvernementaux renforcent le message que les enfants sont l'affaire des femmes au lieu de promouvoir un partage des tâches plus équitable.
Je suis d'avis qu'il y a là, pour votre organisme, matières à réflexion et à action.
Meilleures salutations,
Ce dernier courriel est encore sans réponse.

Mais l'échange qui s'annonce le plus cocasse sera sans doute avec la Commission des Droits de la personne et des Droits de la jeunesse. À mon courriel "de base", la technicienne à l'accueil répond en imprimant une lettre, qu'elle signe, qu'elle scanne et m'envoie en PDF par courriel! Tout ça pour me demander de lui téléphoner:
Nous avons examiné les informations transmises dans votre correspondance reçue le 30
mars 2012.
Nous n’avons pu vous joindre par téléphone. Nous vous demandons donc de bien vouloir
communiquer avec nous, dans les meilleurs délais, afin de donner suite à votre demande.
Dans le cas où vous n'auriez pas repris contact avec nous d'ici le 17 avril 2012, nous
serons dans l’obligation de mettre fin à notre intervention.
Recevez, Monsieur, nos salutations distinguées.
Mais pourquoi téléphoner? La technicienne s'explique:
Nous devons discuter avec vous afin de vérifier la recevabilité de votre demande. Celle-ci tel que présenté ne pourrait constituer une plainte recevable, votre document n’étant pas un original signé. Toutefois, préalablement nous devons recueillir des éléments supplémentaires et nous entretenir avec vous afin de vérifier si dans ce que vous nous rapportez, il s’agit d’une plainte recevable en vertu de notre mandat. Cela fait partie de la procédure. À titre d’information supplémentaire, la Régie de l’assurance-maladie relève du Protecteur du citoyen, le dépôt d’une plainte est aussi possible au sein de cet organisme.

Merci de votre collaboration et au plaisir de recevoir un appel de votre part si vous le jugez opportun. Nous vous prions d’agréer l’expression de nos sentiments dévoués.
S'il faut un original signé, qu'à cela ne tienne et je renverrai à la Commission mon courriel signé numériquement, puisque la législation prévoit que les documents numériques sont équivalents aux documents papier (LCCJTI). Mais la loi qui prévoit la compétence de la Commission pour enquêter sur des plaintes ne prévoit comme seule condition que la plainte soit déposée par écrit (Charte, art. 74). Le règlement prévoit d'autres conditions, mais aucune ne s'oppose au dépôt d'une plainte par voie électronique.

Au tour de Secrétariat à la condition féminine de réagir:
Bonjour.

Nous avons pris note de votre critique par rapport à la représentation du père dans les politiques de communication de la Régie d'assurance maladie du Québec.

Le Secrétariat à la condition féminine s'est engagé dans son plan d'action pour l'égalité entre les femmes et les hommes à soutenir la paternité. À cet effet, nous subventionnons une étude sur les politiques publiques et l'engagement paternel. Une copie de votre courriel a été transmise à l'organisme chapeautant cette recherche afin de l'informer de cette politique. Des recommandations seront émises dans le cadre de cette recherche afin d'améliorer les services aux pères dans le cadre des politiques publiques.

Veuillez agréer l'ensemble de nos sentiments les meilleurs.
À suivre ...

mercredi 4 avril 2012

La belle vie, Michèle Ouimet et les chiffres

Aujourd'hui la chroniqueure de La Presse, Michèle Ouimet, publie une chronique en réaction au tweet de Richard Martineau sur la sangria, les cellulaires, la grève et Outremont et à ses explications à TLMEP.

Outre le fait que Mme Ouimet résume les propos de M. Martineau d'une manière qui laisse à désirer, c'est surtout sa maîtrise des chiffres qui impressionne.

Ainsi, Mme Ouimet nous explique que les droits de scolarité étaient de 547$ en 1989, de 1668$ en 2007 et de 2168$ en 2012. Elle en conclue que les droits de scolarité ont augmenté de 300%. Mais Mme Ouimet oublie de tenir compte d'un facteur important dans ses "calculs": l'inflation. Le pouvoir d'achat d'un 547$ n'est pas le même en 1989 qu'en 2012 et c'est pourquoi il faut se référer à la notion de dollars constants!

Si on prend comme référence le dollar de 1968, 500$ de cette époque (le coût des frais de scolarité annuels) représentait:
- 1 989,36$ en 1989
- 2 965,43$ en 2007
- 3 188,83$ en 2011
Les résultats sont obtenus sur la base de l'indice des prix à la consommation (IPC d'ensemble) publié par Statistiques Canada, tableau CANSIM 326-0021.

Ou, pour présenter les choses autrement:
- 547$ de 1989 représente 137,48$ de 1968
- 1 668$ de 2007 représente 281,24$ de 1968
- 2 168$ de 2011 représente 339,94$ de 1968
Contrairement à ce qu'écrit Mme Ouimet, les frais de scolarité n'ont pas augmenté de 300% entre 1989 et 2012 (de 547$ à 2 168$ en dollars courants), mais de 147% (de 137,48$ à 339,94$ en dollars constants) alors que l'inflation augmentait de 60% (de l'indice 74,8 en 1989 à 119,9 en 2011 - indice 100 = 2002). La hausse réelle est donc de 87%. On peut discuter de l'importance de cette hausse, de son opportunité, de sa raisonnabilité, etc. Mais on ne peut pas prendre le raccourci intellectuel qui consiste à affirmer qu'il s'agit d'une hausse de 300%!

On pourrait aussi s'interroger sur l'opportunité pour notre société de faire en sorte que les étudiants d'aujourd'hui paient des frais de scolarité 32% inférieurs à l'étudiant de 1968. Peut-être que ça se justifie ... il faudrait au moins se poser la question.

Dans un autre paragraphe, Mme Ouimet nous montre une nouvelle fois sa maîtrise des chiffres. Elle prétend que la fréquentation des universités a augmenté de 1 000%, passant de 23 000 étudiants en 1962 à 266 000 aujourd'hui. Or dans le même temps, la population du Québec a aussi augmenté passant de 5 259 211 en 1961 à 7 979 663 en 2011 (Institut de la statistique du Québec). Mais surtout, la formation universitaire s'est largement diversifiée. L'étudiant des années '60 entrait à l'université essentiellement pour y faire un bac. Aujourd'hui, nombre d'étudiants fréquentent l'université pour y obtenir d'autres diplômes que le bac. Selon les données du recensement de 2006, 20% de la population des 25-34 ans est titulaire d'un baccalauréat, alors que cette proportion est de 6% pour la population des plus de 55 ans. C'est un réel progrès et il n'est pas question de le nier. De là à affirmer qu'il s'agit d'un bon de 1 000%?

Pour avoir un vrai débat sur l'augmentation des droits de scolarité, encore faut-il que les informations qui nous sont données soient exactes. Je suis d'avis que nos médias ne font pas complètement leur travail dans ce domaine.